Peter Greenaway and the Ethics of Systems
Peter Greenaway observe dans la préface de son ouvrage 100 Allégories pour représenter le monde que ce sont toujours les mêmes archétypes qui reviennent en littérature aussi bien qu’au cinéma ou en peinture. Mon objectif est de montrer comment le traitement de l’allégorie permet à Greenaway de quest...
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| Xuất bản năm: | URI:https://journals.openedition.org/ebc, |
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| Tác giả chính: | |
| Định dạng: | Article ou chapitre numérique |
| Ngôn ngữ: | Anglais |
| Được phát hành: |
Études britanniques contemporaines
2026
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| Truy cập trực tuyến: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Tóm tắt: | Peter Greenaway observe dans la préface de son ouvrage 100 Allégories pour représenter le monde que ce sont toujours les mêmes archétypes qui reviennent en littérature aussi bien qu’au cinéma ou en peinture. Mon objectif est de montrer comment le traitement de l’allégorie permet à Greenaway de questionner la nature des systèmes qui autorisent l’homme à se positionner au sein au monde qui l’entoure. 100 Allégories pour représenter le monde nous posent la question de savoir comment un nombre limité de paradigmes peuvent représenter l’infini, irreprésentable par essence. Il convient ici d’interroger les fondements de la mise en liste, de la tentative de recensement infinie omniprésente au cœur de l’œuvre de Greenaway. L’activité de décryptage à laquelle le spectateur est toujours convié bon gré mal gré pose également le problème éthique de l’interpénétrabilité des œuvres et des systèmes à travers le temps, à la fois pour l’artiste et pour la réception. Les critiques semblent condamnés à chercher sans fin des interprétations, à reconnaître des associations rhizomatiques: Greenaway prend apparemment un malin plaisir à mettre en marche la machine interprétative, sachant qu’elle aura beaucoup de mal à s’arrêter. Il est donc question de finitude et d’exhaustivité: cent allégories sont effectivement représentées, mais des milliers de thèmes sont convoqués. Il s’agit là du paradoxe de tout système normé et borné, qui finit nécessairement par ne pas pouvoir tenir ses promesses, et engendre une prolifération d’objets qu’il ne peut contrôler. Greenaway, en choisissant avec soin ses cent allégories, nous révèle paradoxalement la vanité et l’impossibilité de toute entreprise de définition, de systématisation des objets du monde et de la pensée. L’étude des Allégories de Peter Greenaway nous montre comment les catégories qui régissent notre perception et notre pensée sont construites, déconstruites et sans cesse reconstruites; dès lors toutes nos tentatives de classification, même les plus motivées et les plus indiscutables en apparence (féminin/masculin, naturel/culturel, etc) sont remises en question. |
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