Tropes and Heliotropes: Writing the Feminine in Ulysses

Tandis que le personnage de Gerty MacDowell est associé au douceâtre héliotrope, Joyce attribue à Molly Bloom le parfum plus envoûtant de l’opoponax. Au-delà de ce qu’ils symbolisent du style de séduction de chaque femme, ces deux parfums illustrent aussi la manière dont Joyce construit ses personna...

Fuld beskrivelse

Enregistré dans:
Bibliografiske detaljer
Udgivet i:URI:https://journals.openedition.org/ebc,
Hovedforfatter: Bénéjam, Valérie
Format: Article ou chapitre numérique
Sprog:Anglais
Udgivet: Études britanniques contemporaines 2026
Online adgang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beskrivelse
Summary:Tandis que le personnage de Gerty MacDowell est associé au douceâtre héliotrope, Joyce attribue à Molly Bloom le parfum plus envoûtant de l’opoponax. Au-delà de ce qu’ils symbolisent du style de séduction de chaque femme, ces deux parfums illustrent aussi la manière dont Joyce construit ses personnages féminins, jouant sur des stéréotypes qui peuvent soit être la cible d’une ironie dévastatrice (comme c’est le cas pour Gerty), soit accumulés en un excès délirant de contradictions (comme pour Molly). La construction du personnage de Molly aboutit à une figure tellement impossible que les lecteurs suivent une trace qui les laissera à jamais frustrés et incertains, assurant par là même leur éternelle fascination pour Molly Bloom et pour le livre au terme duquel on entend sa voix. En séduisant également ses lecteurs hommes et femmes, dont aucun ne peut jamais toucher au cœur (ou au sexe) du personnage, Molly Bloom atteint sans doute, au-delà du féminin, quelque chose qui s’apparente au genre neutre décrit par Blanchot.