Anita Brookner’s Autobiographical Novels: Towards a Relational Subject

Les romans autobiographiques d’Anita Brookner (vingt-et-un à ce jour) ont trop souvent été considérés comme des romans de gare anti-féministes, situés dans la lignée de la littérature réaliste et du roman psychologique anglais. Cet article s’attache à démontrer que ces romans, qui posent la question...

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التفاصيل البيبلوغرافية
الحاوية / القاعدة:URI:https://journals.openedition.org/ebc,
المؤلف الرئيسي: Williams-Wanquet, Eileen
التنسيق: Article ou chapitre numérique
اللغة:Anglais
منشور في: Études britanniques contemporaines 2026
الوصول للمادة أونلاين:Accès Université d'Orléans et IFPM
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الملخص:Les romans autobiographiques d’Anita Brookner (vingt-et-un à ce jour) ont trop souvent été considérés comme des romans de gare anti-féministes, situés dans la lignée de la littérature réaliste et du roman psychologique anglais. Cet article s’attache à démontrer que ces romans, qui posent la question éthique ‘Comment devrait-on vivre une vie humaine?’ offrent une réflexion philosophique véritablement postmoderne, en illustrant combien le sujet est littéralement fabriqué par des visions du monde véhiculées par le discours narratif. L’abondance de références littéraires, loin d’être un vernis recouvrant un sentimentalisme à peine déguisé, sont la clé de l’œuvre. Véritables ‘opérateurs d’intertextualité’, elles illustrent à quel point le caractère de l’héroïne est le produit d’une idéologie patriarcale liée au rationalisme cartésien et au christianisme, idéologie qui est véhiculée par le texte réaliste classique du dix-neuvième siècle et par le ‘romance quest plot’. En révisant sa vie, l’héroïne est amenée à ré-écrire les textes qui l’ont ‘instituée’, les ‘re-signifiant’ d’après sa propre expérience du réel, produisant ainsi un autre récit du soi. L’échec d’un rationalisme lié à une logique binaire de la différence semble faire appel à une ‘re-association of sensibility’, à une ‘raison communicative’ et à une autre conception du sujet, qui ne serait plus perçu comme autonome, mais comme relationnel, forçant la question de l’identité vers l’altérité et l’échange.