‘Playing in the Dead of Night’: Voice and Vision in Kazuo lshiguro’s A Pale View of Hills
Cet article interroge le rapport entre voix et vision dans le premier récit de Kazuo Ishiguro. Le récit fait entendre une voix solitaire, humble jusqu'à l’absence, qui dénie à la narratrice le statut confessionnel qu'elle semble vouloir adopter. L’intensité subjective déniée à la voix est...
שמור ב:
| הוצא לאור ב: | URI:https://journals.openedition.org/ebc, |
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| מחבר ראשי: | |
| פורמט: | Article ou chapitre numérique |
| שפה: | Anglais |
| יצא לאור: |
Études britanniques contemporaines
2025
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| גישה מקוונת: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| סיכום: | Cet article interroge le rapport entre voix et vision dans le premier récit de Kazuo Ishiguro. Le récit fait entendre une voix solitaire, humble jusqu'à l’absence, qui dénie à la narratrice le statut confessionnel qu'elle semble vouloir adopter. L’intensité subjective déniée à la voix est alors réinvestie dans la vue: la narratrice est mise en scène comme support d’une vision lucide, critique, alors même qu'elle semble faire retraite par la parole dans une neutralité blanchotienne, se défendre de toute autorité subjective. Cette tension entre déni et vision donne toute leur force aux images qui peuplent la narration: l’image, proche de l’imago qui a partie liée avec la mort et la disparition, peut configurer l’horreur (motif de l’enfant-et-la-corde), mais toujours en deçà du récit. L’image ishigurienne est ce qui permet à la voix de persister en sa qualité de vocation, sur le modèle du haïku japonais, sans jamais franchir le seuil intelligible du symbole. |
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