Entre vanité et art poétique : l’esthétique du rien chez Graham Swift
Les cendres du défunt, métaphore de la réduction au néant dans Last Orders, disent le rien de la vie (« it aint nothing at all ») et apparaissent dans de nombreux tableaux swiftiens qui figurent autant de vanités recyclées. Par ailleurs, transformer le rien en tout poétique, ainsi s’énonce la gageur...
Gardado en:
| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/ebc, |
|---|---|
| Autor Principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
Études britanniques contemporaines
2014
|
| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| id |
openedition-oai:revues.org:ebc_1541 |
|---|---|
| record_format |
openedition |
| spelling |
openedition-oai:revues.org:ebc_1541 https://doi.org/10.4000/ebc.1541 urn:doi:10.4000/ebc.1541 fr https://journals.openedition.org/ebc/1541 2014-10-03T02:00:00Z info:eu-repo/semantics/openAccess article info:eu-repo/semantics/article urn:handle:20.500.13089/fe2f https://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/4.0/ Entre vanité et art poétique : l’esthétique du rien chez Graham Swift Études britanniques contemporaines Presses universitaires de la Méditerranée info:eu-repo/semantics/reference/issn/2271-5444 info:eu-repo/semantics/reference/issn/1168-4917 URI:https://journals.openedition.org/ebc Gutleben, Christian sublime néant rien G. Swift doute entropie irreprésentable nihilisme postmoderniste pont vanité nothing nothingness G. Swift unrepresentable the sublime bridging doubt entropy postmodern nihilism still life Les cendres du défunt, métaphore de la réduction au néant dans Last Orders, disent le rien de la vie (« it aint nothing at all ») et apparaissent dans de nombreux tableaux swiftiens qui figurent autant de vanités recyclées. Par ailleurs, transformer le rien en tout poétique, ainsi s’énonce la gageure de l’écriture selon Swift, constructeur autoproclamé de ponts : « To build a bridge ! To span a void ! And what voids, what voids there were » (Ever After). Entre le rien de la vie, germe du doute endémique et entropique, et l’écriture du rien comme antidote du néant, Swift conjugue le nihilisme postmoderniste et une conception romantique de l’art démiurgique. À la jonction entre ces deux pôles se trouve peut-être, si l’on accepte que le rien est l’irreprésentable par excellence, la notion de sublime, le sublime du rien et de l’abîme. As a metaphor of the disintegration into nothingness, the ashes in Last Orders bespeak the mere nothing of life (« it aint nothing at all ») and appear in numerous descriptions which can then be read as revisited vanitas paintings. Swift’s challenge is to transform the mere nothing of life into a poetic totality and thus establish a bridge between life and literature, despair and art : « To build a bridge ! To span a void ! » Linking the entropic nothingness of the human condition and the literary sublimation of nothingness as an antidote to the void, Swift combines postmodernist nihilism and a romantic conception of demiurgic art. At the intersection of the two poles we find the concept of the sublime defined as the unrepresentable par excellence, the sublime of the void and the abyss. |
| collection |
OpenEdition Journal |
| language |
Français |
| format |
Article ou chapitre numérique |
| building |
0/Bibliothèque numérique/ 1/Bibliothèque numérique/OpenEdition Journals/ |
| topic |
sublime néant rien G. Swift doute entropie irreprésentable nihilisme postmoderniste pont vanité nothing nothingness G. Swift unrepresentable the sublime bridging doubt entropy postmodern nihilism still life |
| spellingShingle |
sublime néant rien G. Swift doute entropie irreprésentable nihilisme postmoderniste pont vanité nothing nothingness G. Swift unrepresentable the sublime bridging doubt entropy postmodern nihilism still life Gutleben, Christian Entre vanité et art poétique : l’esthétique du rien chez Graham Swift |
| description |
Les cendres du défunt, métaphore de la réduction au néant dans Last Orders, disent le rien de la vie (« it aint nothing at all ») et apparaissent dans de nombreux tableaux swiftiens qui figurent autant de vanités recyclées. Par ailleurs, transformer le rien en tout poétique, ainsi s’énonce la gageure de l’écriture selon Swift, constructeur autoproclamé de ponts : « To build a bridge ! To span a void ! And what voids, what voids there were » (Ever After). Entre le rien de la vie, germe du doute endémique et entropique, et l’écriture du rien comme antidote du néant, Swift conjugue le nihilisme postmoderniste et une conception romantique de l’art démiurgique. À la jonction entre ces deux pôles se trouve peut-être, si l’on accepte que le rien est l’irreprésentable par excellence, la notion de sublime, le sublime du rien et de l’abîme. |
| author |
Gutleben, Christian |
| author_facet |
Gutleben, Christian |
| author_sort |
Gutleben, Christian |
| title |
Entre vanité et art poétique : l’esthétique du rien chez Graham Swift |
| title_short |
Entre vanité et art poétique : l’esthétique du rien chez Graham Swift |
| title_full |
Entre vanité et art poétique : l’esthétique du rien chez Graham Swift |
| title_fullStr |
Entre vanité et art poétique : l’esthétique du rien chez Graham Swift |
| title_full_unstemmed |
Entre vanité et art poétique : l’esthétique du rien chez Graham Swift |
| title_sort |
entre vanité et art poétique : l’esthétique du rien chez graham swift |
| publisher |
Études britanniques contemporaines |
| publishDate |
2014 |
| container_title |
URI:https://journals.openedition.org/ebc |
| url |
https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://doi.org/10.4000/ebc.1541 https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://journals.openedition.org/ebc/1541 |
| _version_ |
1877243116599115776 |