Entre vanité et art poétique : l’esthétique du rien chez Graham Swift

Les cendres du défunt, métaphore de la réduction au néant dans Last Orders, disent le rien de la vie (« it aint nothing at all ») et apparaissent dans de nombreux tableaux swiftiens qui figurent autant de vanités recyclées. Par ailleurs, transformer le rien en tout poétique, ainsi s’énonce la gageur...

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Detalhes bibliográficos
Publicado no:URI:https://journals.openedition.org/ebc,
Autor principal: Gutleben, Christian
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: Études britanniques contemporaines 2014
Assuntos:
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:Les cendres du défunt, métaphore de la réduction au néant dans Last Orders, disent le rien de la vie (« it aint nothing at all ») et apparaissent dans de nombreux tableaux swiftiens qui figurent autant de vanités recyclées. Par ailleurs, transformer le rien en tout poétique, ainsi s’énonce la gageure de l’écriture selon Swift, constructeur autoproclamé de ponts : « To build a bridge ! To span a void ! And what voids, what voids there were » (Ever After). Entre le rien de la vie, germe du doute endémique et entropique, et l’écriture du rien comme antidote du néant, Swift conjugue le nihilisme postmoderniste et une conception romantique de l’art démiurgique. À la jonction entre ces deux pôles se trouve peut-être, si l’on accepte que le rien est l’irreprésentable par excellence, la notion de sublime, le sublime du rien et de l’abîme.