« The Strangest Transformation Took Place » : parcours, détours et bifurcations dans Orlando de Virginia Woolf
Dans Orlando, Virginia Woolf remet en question la métaphore traditionnelle de la vie comme parcours. En empruntant à la pantomime la technique de la transformation à vue, elle délaisse le cheminement linéaire et graduel et dessine un feuilletage temporel, psychologique et mental. En effet, le détour...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/ebc, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Études britanniques contemporaines
2024
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| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Dans Orlando, Virginia Woolf remet en question la métaphore traditionnelle de la vie comme parcours. En empruntant à la pantomime la technique de la transformation à vue, elle délaisse le cheminement linéaire et graduel et dessine un feuilletage temporel, psychologique et mental. En effet, le détour analogique, proche du « montage intellectuel » théorisé par Eisenstein, constitue paradoxalement un raccourci conceptuel. Tel un déclencheur de mémoire, il invite la conscience à parcourir un feuilletage temporel qui évoque la conception bergsonienne de la durée. Le changement à vue permet ainsi une modélisation des rapports de l’être au monde conçus comme un réglage perpétuel. La nature mécanique de la transition spatio-temporelle, en raison de sa connotation déterministe, appelle une articulation avec les concepts de création et de liberté, mettant au jour une profonde affinité entre Orlando et la philosophie d’Henri Bergson. |
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