Virginia Woolf’s Ruined House, a Literary Complex

La section centrale de To the Lighthouse s’articule autour de la nature oxymorique de la ruine et médite sur la disparition. Victime d’un temps qui passe irrémédiablement, la maison de famille demeure et résiste. Dans l’‘élégie’ woolfienne, la demeure vide et délabrée des Ramsays s’impose comme un l...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/ebc,
Autor principal: Cassigneul, Adèle
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Anglais
Publicat: Études britanniques contemporaines 2014
Matèries:
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripció
Sumari:La section centrale de To the Lighthouse s’articule autour de la nature oxymorique de la ruine et médite sur la disparition. Victime d’un temps qui passe irrémédiablement, la maison de famille demeure et résiste. Dans l’‘élégie’ woolfienne, la demeure vide et délabrée des Ramsays s’impose comme un lieu spectral du transitionnel (visible/invisible, lumière/obscurité, vie/mort), qui conjugue délabrement et déchéance, la disparition progressive d’un ordre ancien et de son héritage avec la promesse d’une reconstruction par la métamorphose.Nous verrons en quoi, à travers le motif de la maison en ruine, Woolf amorce une réflexion sur la guerre (destruction, dislocation, fragmentation), le deuil (déchéance, poussière, obscurité) et le Temps (mémoire). Le texte naît d’une réflexion sur le temps qui passe. Cette durée qui est ici une question posée à l’humanité et à la littérature, une question sans réponse précise, davantage une reformulation perpétuelle de la question. Nous verrons comment dans To the Lighthouse Woolf utilise la ruine comme motif structurant afin d’exprimer l’inexprimable en temps troublés (séquelles traumatiques de la Grande guerre). La ruine se fait lieu de mémoire à travers l’apparition d’images frappantes (influence de la photographie et du cinéma liée à des questions temporelles et mémorielle), elle se fait également lieu de résistance, soulignant par là la fonction fondamentale de l’art lorsque une civilisation entière est menacée de destruction.