Juifs, Arméniens : un siècle d'État

Dans ce premier dossier thématique, Études arméniennes contemporaines a convié chercheurs et intellectuels français, nord-américains, israéliens et arméniens à une réflexion sur le rapport entretenu à l’État, et, avec lui, sur les représentations de la nation, des populations, du territoire et de la...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/eac,
Altres autors: Papazian, Taline
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: Études arméniennes contemporaines 2014
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripció
Sumari:Dans ce premier dossier thématique, Études arméniennes contemporaines a convié chercheurs et intellectuels français, nord-américains, israéliens et arméniens à une réflexion sur le rapport entretenu à l’État, et, avec lui, sur les représentations de la nation, des populations, du territoire et de la mémoire dans les mondes juifs et arméniens sur un long vingtième siècle. Cette période représente en effet pour ces deux groupes, une ère marquée par des tentatives d’anéantissement mais aussi une période plus ou moins linéaire d’affirmation des nationalismes et de construction de l’État. L’article de Taline Papazian ouvre des perspectives sur l’interaction entre violence armée et souveraineté dans la longue durée, à travers une série d’expériences comparées d’usages de la violence armée dans les cas juif et arménien. Dans une étude d’approche sur la situation des Bédouins du Néguev en Israël depuis la création de l’État hébreu en 1948, Ivan Sand montre qu’elle révèle un certain nombre d’enjeux politiques fondamentaux constitutifs de l’existence de l’État israélien, au premier rang desquels la question de la sécurité, du territoire et de son occupation physique. La centralité de cette question est nettement mise en évidence par Uri Ben Eliezer dans un essai sur le rôle politique et la place de l’armée israélienne au sein de l’État. Dans un autre domaine, la question des génocides est traitée par l’article de Haroutiun Maroutyan, à travers une comparaison des politiques de la mémoire dans les sociétés où d’importantes communautés diasporiques juives et arméniennes sont implantées, en particulier aux États-Unis. Trois contributions supplémentaires touchent à la délicate question des identités arméniennes et juives dans leur pluralité, leur extraterritorialité et leurs rapports à l’État en tant qu’un des représentants du groupe. Khachig Tölölyan aborde la question des représentations divergentes de la nation en Arménie et en diaspora et celle des interactions qu’elles induisent entre leurs divers acteurs institutionnels. Shlomo Sand explique ce qui distingue à ses yeux les identités juives et israéliennes, projetant cette réflexion sur les relations complexes qui existent entre nationalité et citoyenneté en Israël. Enfin, Razmik Panossian signe un essai sur l’idéalisation de l’État chez les Arméniens depuis l’indépendance de la République d’Arménie en 1991.