De la Commune aux massacres d’Arménie
Georges Clemenceau rencontre à de nombreuses reprises la violence physique et morale durant son parcours, mais un événement dramatique semble le bouleverser tout particulièrement, alors qu’il est maire de Montmartre, au début de la Troisième République. Le 18 mars 1871, il assiste impuissant au meur...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/eac, |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Études arméniennes contemporaines
2017
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| Gaiak: | |
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Georges Clemenceau rencontre à de nombreuses reprises la violence physique et morale durant son parcours, mais un événement dramatique semble le bouleverser tout particulièrement, alors qu’il est maire de Montmartre, au début de la Troisième République. Le 18 mars 1871, il assiste impuissant au meurtre des généraux Lecomte et Thomas, par la foule en fureur. Cet épisode le marque à jamais et, s’il est capable dans ses discours d’évoquer la violence, l’écrivain qu’il devient demeure jusqu’à la fin de sa vie incapable de l’écrire. Nul récit bâti sur les grèves ouvrières, nulle fiction dont l’objet est le champ de bataille. Pourtant, un événement lui fait prendre la plume pour narrer la violence extrême : les massacres d’Arménie. En 1896, dans une préface devenue mythique, Clemenceau ose écrire les cris et le sang. Comme si, face au déni d’humanité, seule la mise en mots du massacre de masse pouvait prévenir ses contemporains et les générations à venir. |
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