Le piège de l’enclave : déplacements internes en Syrie dans les interstices d’un territoire en guerre
Cet article tente de montrer que, dans un pays en guerre civile comme la Syrie de 2011 à 2024, les populations exposées à la violence ne choisissent pas systématiquement la fuite ou l’exil loin de leur lieu de résidence. À l’inverse, une forme d’attente (l’immobilisme) est généralement le premier ré...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/e-migrinter, |
|---|---|
| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
e-Migrinter
2026
|
| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Cet article tente de montrer que, dans un pays en guerre civile comme la Syrie de 2011 à 2024, les populations exposées à la violence ne choisissent pas systématiquement la fuite ou l’exil loin de leur lieu de résidence. À l’inverse, une forme d’attente (l’immobilisme) est généralement le premier réflexe. Cette attente peut alors se faire dans des enclaves, ilots perçus comme sûrs dans lesquels les personnes partagent communément des caractéristiques identitaires communes. Dans les exemples que nous développons, il s’agit de Kurdes. Cette forme spatio-temporelle évolue avec le contexte conflictuel, car si le but est bien de créer dans un premier temps une coupure avec l’extérieur par le fait de s’y replier, elle ne peut indéfiniment se maintenir en place lorsque la menace l’emporte. Ce sont les phases d’un processus complexe « attente/cantonnement/expulsion » que nous étudierons ici en tentant d’articuler formes spatiales et temporalités de l’attente. |
|---|