« Habiter un lieu, est-ce se l’approprier ? » Récits et pratiques d’exilés vivant cachés sur des terrains délaissés

Dans les travaux en sociologie de l’habiter et en anthropologie de l’espace, les décorations, les aménagements et arrangements de l’espace sont souvent interprétés comme des marques d’appropriation identitaire signifiant que l’espace est habité par la ou les personnes qui, en le personnalisant, se c...

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Detalhes bibliográficos
Publicado no:URI:https://journals.openedition.org/e-migrinter,
Autor principal: Vallet, Anne-Claire
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: e-Migrinter 2026
Assuntos:
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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collection OpenEdition Journal
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Vallet, Anne-Claire
« Habiter un lieu, est-ce se l’approprier ? » Récits et pratiques d’exilés vivant cachés sur des terrains délaissés
description Dans les travaux en sociologie de l’habiter et en anthropologie de l’espace, les décorations, les aménagements et arrangements de l’espace sont souvent interprétés comme des marques d’appropriation identitaire signifiant que l’espace est habité par la ou les personnes qui, en le personnalisant, se créent un chez-soi. C’est ce que semblent faire des exilés contraints de vivre sur des terrains délaissés : ils décorent leur abri et l’aménagent au gré des besoins même s’ils n’y restent que quelques mois. Néanmoins, ils ne s’identifient pas aux espaces qu’ils ont arrangés ni ne les envisagent comme un chez-soi. À partir de leurs pratiques et de leurs récits, cet article propose de comprendre comment ces hommes construisent des formes d’habiter dans ces espaces précaires, incertains et provisoires sans développer une appropriation identitaire de l’espace.
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