« Comment voir ce qui n’existe pas ou comment faire exister ce qui ne se voit pas. La question de la transparence du savoir géographique »

Cette contribution est construite comme une mise en abîme des concepts de visible et d’invisible dans le champ des sciences humaines et sociales. Si elle interpelle les éléments de leur dialectique, c’est surtout pour montrer que leurs différences tiennent plus des typicalités qui leurs sont associé...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/e-migrinter,
Auteur principal: Hoyaux, André-Frédéric
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: e-Migrinter 2024
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Cette contribution est construite comme une mise en abîme des concepts de visible et d’invisible dans le champ des sciences humaines et sociales. Si elle interpelle les éléments de leur dialectique, c’est surtout pour montrer que leurs différences tiennent plus des typicalités qui leurs sont associées selon les systèmes idéologiques qui les rendent lisibles, que de leurs radicalités propres en tant que concepts. Rien n’est visible ou invisible par lui-même, on rend visible ou invisible la chose, qu’elle soit objet ou sujet. C’est en effet à travers la relation que la chose mise en visibilité ou en invisibilité s’exprime. C’est donc sur cette relation qu’il faut porter notre intérêt, sur son apparition, sur sa mise en liens plus ou moins réifiés par les chercheurs, les politiques, la société dans son ensemble. Dès lors, toute invisibilité devient non pas un inexistant (non intentionnel) mais une visibilité cachée (intentionnelle). Il y a donc des régimes de visibilité et d’invisibilité comme il y a des régimes d’historicité (Hartog, 2003), qui sont autant de périodes qui structurent individuellement et/ou collectivement nos relations aux choses.