Le rôle des réseaux familiaux dans le déploiement du flux migratoire

La théorie classique des migrations explique l’apparition des flux migratoires internationaux par des facteurs d’expulsion dans le pays d’origine et des facteurs d’attraction dans le pays d’accueil. La théorie mésosociale considère au contraire que les flux migratoires sont composés de personnes app...

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Τόπος έκδοσης:URI:https://journals.openedition.org/e-migrinter,
Κύριος συγγραφέας: Sierra-Paycha, Celio
Μορφή: Article ou chapitre numérique
Γλώσσα:Français
Έκδοση: e-Migrinter 2021
Θέματα:
Διαθέσιμο Online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Περιγραφή
Περίληψη:La théorie classique des migrations explique l’apparition des flux migratoires internationaux par des facteurs d’expulsion dans le pays d’origine et des facteurs d’attraction dans le pays d’accueil. La théorie mésosociale considère au contraire que les flux migratoires sont composés de personnes appartenant au même réseau d’interconnaissance. Aucune de ces deux propositions n’est pleinement satisfaisante. À partir de données quantitatives, cet article permet de faire la synthèse entre les deux approches en s’intéressant au rôle joué par la famille dans les parcours migratoires qui composent le flux d’émigration de la Colombie vers l’Espagne de 1990 à 2007. Moins sollicité aux prémices du système migratoire, le réseau familial l’est de plus en plus au cours de la consolidation du système. Le rôle du réseau est donc crucial pour amplifier un flux migratoire naissant mais il est secondaire dans la mise en place du flux et dans les parcours des pionniers. Quelle que soit la période d’arrivée, ce sont les individus les moins dotés en autres ressources (économiques, scolaires, juridiques) qui ont le plus recours au réseau familial pour émigrer, se loger, trouver un emploi.