Itinérance des "Everest" souterrains. Spéléométrie des -1000 du monde, période 1956 – 2024

Nous proposons ici d’analyser un corpus peu étudié jusqu’à présent : celui des 121 gouffres de plus 1000 m de dénivellation couvrant la planète. Depuis les 70 dernières années, ces cavités d’envergure se sont multipliées, occupant des aires géographiques variées et témoignant autant des potentialité...

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Τόπος έκδοσης:URI:https://journals.openedition.org/dynenviron,
Κύριοι συγγραφείς: Jaillet, Stéphane, Darne, Fabien, Bigot, Jean-Yves
Μορφή: Article ou chapitre numérique
Γλώσσα:Français
Έκδοση: Dynamiques environnementales 2025
Θέματα:
Διαθέσιμο Online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Περιγραφή
Περίληψη:Nous proposons ici d’analyser un corpus peu étudié jusqu’à présent : celui des 121 gouffres de plus 1000 m de dénivellation couvrant la planète. Depuis les 70 dernières années, ces cavités d’envergure se sont multipliées, occupant des aires géographiques variées et témoignant autant des potentialités karstiques que de la vigueur des explorations spéléologiques. C’est un corpus non figé, évoluant au gré des découvertes que mènent les spéléologues autour du monde. Sont d’abord discutés, la définition d’un -1000, sa construction, sa vie, sa mort parfois, mais aussi sa solidité. Nous analysons ensuite le corpus pour mieux comprendre comment cet objet souterrain a évolué au cours de la seconde moitié du XXème siècle et au début du XXIème. Si l’âge d’or des -1000 était les décennies 1980, 1990 et 2000, il semble bien que depuis une quinzaine d’années, le vivier s’épuise et que viendra le jour où aucun nouveau -1000 ne sera découvert. Le cas particulier des sept records du monde, les -1000 qui ont été au moins une fois « gouffre le plus profond du monde », est analysé. Le premier -1000 est le gouffre Berger (France) qui atteint cette cote en 1956. Le record actuel est le gouffre Veryovkina (Géorgie-Abkhazie) avec une profondeur de -2209 m. Le corpus est ensuite analysé selon une approche géographique, par continent, par pays et par massif. Le cas singulier du territoire français est montré avec une précocité des explorations dans les décennies 1950, 1960 et 1970, place qu’il ne tient désormais plus. Enfin, nous interrogeons ce critère au regard d’autres critères spéléométriques comme les grands développements afin d’élargir l’analyse de ces géants karstiques du globe, véritables Everest souterrains.