Le problème de l’eau à Fogo (archipel du Cap-Vert)

Fogo se distingue des autres îles de l’archipel cap-verdien parce qu’elle est associée à un stratovolcan de forme en plan circulaire – d’environ 25 km de diamètre – culminant à 2 800 m, mais, comme les autres, elle participe de la même incertitude pluviométrique et a subi, tout au long de son histoi...

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Bibliographische Detailangaben
Veröffentlicht in:URI:https://journals.openedition.org/dynenviron,
Hauptverfasser: Lageat, Yannick, Vigneau, Jean-Claude
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: Dynamiques environnementales 2019
Schlagworte:
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beschreibung
Zusammenfassung:Fogo se distingue des autres îles de l’archipel cap-verdien parce qu’elle est associée à un stratovolcan de forme en plan circulaire – d’environ 25 km de diamètre – culminant à 2 800 m, mais, comme les autres, elle participe de la même incertitude pluviométrique et a subi, tout au long de son histoire longue de cinq siècles, des ajustements morbides que n’aurait pas désavoués Malthus. Il a fallu attendre les années 1950 pour que les envois de fonds par les émigrés et les interventions des organismes internationaux mettent un terme à la récurrence de famines meurtrières. En l’absence de correctifs, toute carence pluviométrique réduit les niveaux de production de la nourriture de base, le maïs, au-dessous des besoins de survie, et cette culture pluviale constitue une véritable loterie. Le caractère erratique de la pluviométrie découle de l’inefficacité pluviale du flux ultra-dominant (l’alizé océanique), porteur de stratus et de rosée côté nord, et de l’extrême irrégularité des interventions de l’équateur météorologique. Celui-ci avance parfois jusqu’à l’archipel. Mais, l’essentiel des chutes provient de remontées “ponctuelles” d’air de la mousson déclenchées par des mécanismes d’origine extratropicale : en saison ce sont les lignes de grains qui l’instabilisent ; hors saison ce sont les circulations de style “heug” qui le mobilisent, à haut niveau. Orographie et trajectoires des flux les plus efficaces expliquent le net avantage du versant nord-est.