La Marine française confrontée aux mers du sud de l’océan Indien (1864-1890)

Pendant plus d’un quart de siècle, la Marine française fut chargée de conduire dans la colonie pénitentiaire de Nouvelle- Calédonie 30 000 condamnés à diverses peines (bagnards, « communards », relégués), et les transports à voiles ou transports mixtes durent affronter des mers qu’elle n’avait guère...

詳細記述

保存先:
書誌詳細
出版年:URI:https://journals.openedition.org/dynenviron,
第一著者: Lageat, Yannick
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: Dynamiques environnementales 2019
主題:
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
その他の書誌記述
要約:Pendant plus d’un quart de siècle, la Marine française fut chargée de conduire dans la colonie pénitentiaire de Nouvelle- Calédonie 30 000 condamnés à diverses peines (bagnards, « communards », relégués), et les transports à voiles ou transports mixtes durent affronter des mers qu’elle n’avait guère frayées. De ce fait, le choix de l’itinéraire dans le sud de l’océan Indien était laissé à l’initiative de commandants qui, naviguant majoritairement aux latitudes des « quarantièmes rugissants », devaient connaître des fortunes variables puisque les traversées, du cap des Aiguilles au South-East Cap, durèrent de 20 à 45 jours. Toutefois, en dépit des risques encourus (tempêtes, glaces flottantes, voire accalmies susceptibles de favoriser la propagation du scorbut), le taux de mortalité (de l’ordre de 5 ‰) se révéla étonnamment faible, et un des commandants a pu à bon droit se réjouir qu’à « cette loterie », le sort les ait favorisés.