Saint François selon Pasolini
Ce texte analyse la fable centrale du film Uccellacci e uccellini (Des oiseaux, petits et gros), qui réinvente la prédication aux oiseaux de saint François d’Assise en une prédication des oiseaux. À partir d’une approche génétique de l’œuvre (études des sujets et scénarios) et en convoquant les text...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/doublejeu, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Double Jeu
2018
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Ce texte analyse la fable centrale du film Uccellacci e uccellini (Des oiseaux, petits et gros), qui réinvente la prédication aux oiseaux de saint François d’Assise en une prédication des oiseaux. À partir d’une approche génétique de l’œuvre (études des sujets et scénarios) et en convoquant les textes politiques écrits par Pasolini dans Vie nuove aussi bien que des œuvres poétiques contemporaines (Bestemmia, Alì aux yeux bleus), l’article situe la position de Pasolini par rapport à l’Église et à la crise du marxisme au milieu des années soixante. Il met en évidence la question qui se trouve au cœur de l’épisode : comment prêcher, comment porter la bonne parole, une parole vraie, authentique, quand l’homologation atteint en son cœur – et, pire encore, œuvre par – le langage ? Comment résister, et comment faire la révolution, quand c’est l’outil même de la résistance poétique, le langage, qui est contaminé ? L’article montre ainsi que l’épisode, dans un même mouvement, poursuit l’opération discursive et politique engagée avec les lecteurs de Vie nuove et participe concrètement de la réflexion sémiologique de Pasolini sur le cinéma comme langue écrite de la réalité et sur le cinéma de poésie. |
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