Nos corps sans tombeaux… La spectralisation des migrants au cinéma
Depuis quelques années, nous voyons apparaître, sur les écrans de cinéma, des documentaires et des films qui traitent la question migratoire de manière fantastique, ouvrant la représentation du réel sur l’invisible et le fantomatique, composant une dialectique de l’absence. Cette spectralisation des...
محفوظ في:
| الحاوية / القاعدة: | URI:https://journals.openedition.org/doublejeu, |
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| المؤلف الرئيسي: | |
| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
Double Jeu
2023
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| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| الملخص: | Depuis quelques années, nous voyons apparaître, sur les écrans de cinéma, des documentaires et des films qui traitent la question migratoire de manière fantastique, ouvrant la représentation du réel sur l’invisible et le fantomatique, composant une dialectique de l’absence. Cette spectralisation des images cinématographiques a une histoire, européenne d’abord, avec la production culturelle qui suit les deux guerres mondiales du XXe siècle, américaine surtout, car les États-Unis sont, par leur propension à exhumer en littérature et au cinéma tous les morts de l’Histoire, fascinés par le retour des spectres et des fantômes. À partir de quelques films contemporains, le documentaire La Mécanique des flux (2016) de Nathalie Loubeyre, les films de fiction L’Ordre des choses (2017) d’Andrea Segre et Atlantique (2019) de Mati Diop, nous nous proposons d’interroger cette nouvelle « poétique » de la « hantise » dans des œuvres concernant les crises migratoires contemporaines. |
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