Ne pas se caser : quand la « non-conjugalité » invite à penser les processus de marginalisation
À partir d’une enquête sociologique menée auprès de jeunes femmes de 14 à 25 ans, issues des classes populaires et vivant dans des espaces ruraux (Ardennes, Finistère, Deux-Sèvres, Chartreuse), cet article interroge la norme conjugale comme vecteur de marginalisation. En prenant pour objet la « non-...
Gardado en:
| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/diversite, |
|---|---|
| Autor Principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
Diversité
2026
|
| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | À partir d’une enquête sociologique menée auprès de jeunes femmes de 14 à 25 ans, issues des classes populaires et vivant dans des espaces ruraux (Ardennes, Finistère, Deux-Sèvres, Chartreuse), cet article interroge la norme conjugale comme vecteur de marginalisation. En prenant pour objet la « non-conjugalité » – c’est-à-dire le fait de ne pas avoir officialisé de relation de couple –, l’autrice montre comment l’absence de mise en couple devient progressivement une déviance aux yeux de l’entourage et du groupe de pairs. Le couple fonctionne en milieu rural comme une instance de conformité aux normes de genre et d’hétérosexualité, renforcée par la densité des réseaux d’interconnaissance. Les jeunes femmes célibataires, notamment celles qui ont poursuivi des études, se retrouvent stigmatisées et progressivement exclues de certaines sphères de sociabilité, sans pour autant renoncer à une vie relationnelle qui se déroule dans les marges de la norme conjugale. L’article met ainsi en lumière comment la pression conjugale, accentuée dès 25 ans, constitue un mécanisme de contrôle social genré, particulièrement opérant dans les espaces ruraux populaires. |
|---|