Majorité et minorité à l’école : processus identificatoires dans la diaspora antillaise aux Antilles et dans l’Hexagone

Cet article analyse les effets de la socialisation scolaire sur les processus d’identification d’Antillais français dans une perspective socio-anthropologique et post-coloniale. À partir de quatorze entretiens semi-directifs réalisés en 2024 auprès de douze femmes et de deux hommes âgés de 19 à 68 a...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/diversite,
Auteur principal: Lonis, Maud Narfin
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Diversité 2026
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Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Cet article analyse les effets de la socialisation scolaire sur les processus d’identification d’Antillais français dans une perspective socio-anthropologique et post-coloniale. À partir de quatorze entretiens semi-directifs réalisés en 2024 auprès de douze femmes et de deux hommes âgés de 19 à 68 ans, il interroge la manière dont les contextes territoriaux de scolarisation (Antilles ou Hexagone) structurent les formes d’auto-identification et d’hétéro-identification. Les résultats démontrent que l’expérience scolaire est déterminée par le territoire de scolarisation, plutôt que par l’âge des personnes rencontrées, mettant en évidence des continuités transgénérationnelles. Aux Antilles, le décalage entre le programme scolaire national et les expériences locales favorise la construction d’une auto-identification positive à l’antillanité, fondée sur une majorité d’expérience, territorialisée. Dans l’Hexagone, la socialisation scolaire est marquée par des processus précoces de racialisation. On observe alors un fort investissement dans le capital culturel, tout au long de la scolarisation, comme stratégie de dépassement de l’assignation raciale. L’article démontre que l’école française contribue à la reproduction des minorités nationales héritées de l’ère coloniale, aux Antilles comme dans l’Hexagone, et interroge les conditions d’une école réellement inclusive.