Une éducation populaire émancipatrice : pléonasme ou oxymore ?

Cet article interroge la dimension proprement émancipatrice de l’éducation populaire en adoptant une approche diachronique. L’objectif est en effet d’identifier la dimension proprement émancipatrice et politique des mouvements d’éducation populaire en remontant aux débats datant de la charnière des...

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Vydáno v:URI:https://journals.openedition.org/diversite,
Hlavní autor: Buttier, Jean-Charles
Médium: Article ou chapitre numérique
Jazyk:Français
Vydáno: Diversité 2025
Témata:
On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Shrnutí:Cet article interroge la dimension proprement émancipatrice de l’éducation populaire en adoptant une approche diachronique. L’objectif est en effet d’identifier la dimension proprement émancipatrice et politique des mouvements d’éducation populaire en remontant aux débats datant de la charnière des XIXe et XXe siècles. C’est en effet à cette époque que se pose la question de l’articulation entre éducation populaire et ouvrière et donc à quel « peuple » fait référence l’expression éducation populaire alors que le théoricien du syndicalisme Fernand Pelloutier appelle le monde ouvrier à apprendre « la science de son malheur ». À l’aide de ce détour par l’histoire de la rencontre entre l’éducation populaire et l’histoire du syndicalisme naissant, nous reviendrons ensuite sur une critique faite à l’éducation populaire : son apparente dépolitisation. Partant d’un appel à repolitiser l’éducation populaire porté notamment par la thèse d’Alexia Morvan (2011), la deuxième partie de ce texte interroge la possibilité qu’une éducation populaire puisse être apolitique. Cela implique de déplacer quelque peu le regard afin d’interroger non pas sa dépolitisation, mais son inadaptation à des formes nouvelles d’engagements politiques de la jeunesse. Il est alors utile de croiser les travaux sur l’éducation populaire avec ceux sur l’éducation militante, ce qui m’amènera en ouverture à poser la question de la mise sous contrôle de l’éducation populaire et de ses conséquences pour la démocratie.