Des institutions sociales de moins en moins enclines à considérer les enfants comme des sujets ?
Cet article revient sur un entretien réalisé par Régis Guyon avec Sylviane Giampino, en 2012. Cette dernière s’y inquiète de l’évolution de la prise en charge des enfants au sein de l’école maternelle et au-delà. Une recherche de performance précoce semble s’installer, dit-elle, au détriment d’une p...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/diversite, |
|---|---|
| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Diversité
2025
|
| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Cet article revient sur un entretien réalisé par Régis Guyon avec Sylviane Giampino, en 2012. Cette dernière s’y inquiète de l’évolution de la prise en charge des enfants au sein de l’école maternelle et au-delà. Une recherche de performance précoce semble s’installer, dit-elle, au détriment d’une prise en charge plus globale des enfants, dans leur diversité, tirant aussi profit de la tradition des théories psychologiques de l’attachement. Ghislain Leroy constate que ces évolutions n’ont fait que s’accentuer depuis cet entretien. La culture de la performance enfantine semble s’être plus encore déployée dans la société, indissociable de parcours éducatifs de plus en plus inégalitaires et différenciés dès la petite enfance. Ce contexte va également de pair avec une valorisation nouvelle de l’obéissance enfantine précoce et une perte de légitimité des liens affectifs « gratuits » entre adultes et enfants. La valorisation sociale d’un rapport à l’enfant l’instituant comme sujet pourrait corrélativement s’avérer déclinante. |
|---|