Les religions à l’école. Questions théoriques
La religion existe à l’école de deux façons différentes : comme projet officiel d’intégrer la culture religieuse à la culture générale des élèves et comme intrusion des croyances des élèves faisant obstacle aux cours. Il ne sera traité ici que du premier cas. Il existe deux sortes principales d’argu...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/diversite, |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Diversité
2025
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| Gaiak: | |
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | La religion existe à l’école de deux façons différentes : comme projet officiel d’intégrer la culture religieuse à la culture générale des élèves et comme intrusion des croyances des élèves faisant obstacle aux cours. Il ne sera traité ici que du premier cas. Il existe deux sortes principales d’arguments pour justifier l’enseignement des faits religieux à l’école laïque : un argument « instructionniste » (ces faits font partie de la culture commune), et un argument « éducationniste » (cela peut favoriser le « vivre ensemble »). En vérité, on ne peut dissocier ces deux arguments, car le projet de transmettre une culture commune est en lui-même un projet éducatif. La question se pose alors de savoir pourquoi un grand nombre d’enseignants hésitent devant cet enseignement. Parmi les différentes raisons qui contribuent à l’expliquer, j’en repère une, inspirée des travaux d’Olivier Roy, qui est peu mise en avant : dans le monde moderne, la religion tend à se détacher de tout ancrage culturel et à se vivre comme une pure foi. Cette dissociation du cultuel et du culturel rend difficilement concevable, pour nombre d’enseignants, l’idée de transmettre, en matière de religion, ce qui relève de la culture commune. C’est donc en définitive ce qui légitime le projet d’un tel enseignement (l’inculture religieuse des élèves) qui est aussi un obstacle à son effectuation. |
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