Jæʕne dans le discours des Libanais : pragmaticalisation, distribution et emplois d’un marqueur discursif déverbal
Jæʕne, marqueur issu des dialectes libanais, syrien, palestinien et égyptien, a été rencontré dans le cadre d’un travail de thèse consacré à l’étude de la reformulation dans les discours de Libanais francophones. Il s’agit de discours menés en français au cours desquels les locuteurs emploient le ma...
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| Gepubliceerd in: | URI:https://journals.openedition.org/discours, |
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| Hoofdauteur: | |
| Formaat: | Article ou chapitre numérique |
| Taal: | Français |
| Gepubliceerd in: |
Discours
2014
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| Onderwerpen: | |
| Online toegang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Samenvatting: | Jæʕne, marqueur issu des dialectes libanais, syrien, palestinien et égyptien, a été rencontré dans le cadre d’un travail de thèse consacré à l’étude de la reformulation dans les discours de Libanais francophones. Il s’agit de discours menés en français au cours desquels les locuteurs emploient le marqueur de leur langue maternelle. C’est la fréquence élevée du marqueur dans les données et dans les échanges des Libanais en général, ainsi que la diversité de ses emplois, qui ont justifié son étude. Jæʕne présente le fonctionnement d’un marqueur discursif. Il peut être traduit, selon ses emplois, par c’est-à-dire, je veux dire, tu veux dire, quoi ou même par euh.L’article présente l’évolution de l’unité verbale d’origine, propositionnelle, vers l’unité conversationnelle qui relève de la catégorie des marqueurs discursifs, et propose une typologie distributionnelle et fonctionnelle du marqueur dans le corpus, en prenant en compte la dimension prosodique. Jæʕne partage certaines caractéristiques avec les verbes parenthétiques, à savoir son origine verbale, son figement morphologique, ses propriétés distributionnelles. En revanche, sa particularité réside dans son figement à la troisième personne alors qu’on rencontre plus souvent les formes je trouve, tu sais ou I mean, à la première et la deuxième personne (Thompson et Mulac, 1991). |
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