Étude comparée du fonctionnement des parenthèses et des tirets
Nous nous interrogeons ici sur l’équivalence fonctionnelle des parenthèses et du tiret parenthétique. Les deux signes marquent tous deux « l’opération de décrochement typographique » (Pétillon-Boucheron, 2003). Cependant, notre étude de corpus montre clairement que leurs usages ne sont pas les mêmes...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/discours, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Discours
2012
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Nous nous interrogeons ici sur l’équivalence fonctionnelle des parenthèses et du tiret parenthétique. Les deux signes marquent tous deux « l’opération de décrochement typographique » (Pétillon-Boucheron, 2003). Cependant, notre étude de corpus montre clairement que leurs usages ne sont pas les mêmes. Alors que la parenthèse semble toujours pouvoir se substituer au tiret, l’inverse n’est pas vrai. La parenthèse a des usages propres tant au niveau énonciatif (marquage du discours autre) que sémantique ou syntaxique (marquage d’éléments inférieurs au mot, supérieurs ou égaux à la phrase). Par ailleurs, les parenthèses sont toujours doubles alors que le tiret fermant « s’efface » devant une ponctuation forte. Nous tentons d’expliquer cette différence de fonctionnement par une différence de position dans le système de la ponctuation. Selon nous, les tirets sont des signes de phrase (dont la portée est strictement inférieure à celle-ci) alors que les parenthèses sont des signes de l’énonciation, autrement dit des signes qui peuvent se « balader » à tous les niveaux d’organisation textuelle (du caractère aux paragraphes). |
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