Les emplois du marqueur discursif « di va » en ancien français

Cet article porte sur les différents emplois du marqueur discursif « di va » en ancien français. Il s’intéresse plus particulièrement à trois aspects : le figement de la séquence « di va » en comparaison avec les occurrences de « va + di », la pragmaticalisation de l’impératif « di » ainsi que la po...

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מידע ביבליוגרפי
הוצא לאור ב:URI:https://journals.openedition.org/discours,
מחבר ראשי: Oppermann-Marsaux, Evelyne
פורמט: Article ou chapitre numérique
שפה:Français
יצא לאור: Discours 2012
נושאים:
גישה מקוונת:Accès Université d'Orléans et IFPM
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סיכום:Cet article porte sur les différents emplois du marqueur discursif « di va » en ancien français. Il s’intéresse plus particulièrement à trois aspects : le figement de la séquence « di va » en comparaison avec les occurrences de « va + di », la pragmaticalisation de l’impératif « di » ainsi que la position et la fonction de « di va » à l’intérieur du discours rapporté. L’étude permet de définir « di va » comme un marqueur discursif polysémique, en distinguant entre les emplois de « di va 1 », dans lesquels le sémantisme premier du verbe « dire » reste présent, et ceux de « di va 2 », où ce sémantisme s’efface. Dans ce dernier cas, « di va » devient compatible avec des contextes injonctifs et déclaratifs. Toujours employé en position initiale (« Di va, P »), il traduit souvent une réaction de la part du locuteur face au comportement – verbal ou non verbal – de son allocutaire et peut alors prendre des valeurs expressives différentes, allant de l’opposition à la bienveillance et à l’incrédulité. « Di va 1 » en revanche, figure exclusivement dans le contexte immédiat d’une interrogation (qu’il ne précède pas obligatoirement) et se comporte alors « seulement » comme une interjection d’appel, qui attire l’attention de l’allocutaire sur la question posée.