Focalisation averbale vs focalisation verbale en français parlé

Cet article se propose de rapprocher deux types de structures couramment employées en français parlé et qui présentent toutes deux la particularité d’être énoncées en deux temps. L’une est cependant construite autour d’un verbe, tandis que la seconde est structurée à partir d’un constituant averbal ...

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Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/discours,
Autor principal: Tanguy, Noalig
Format: Article ou chapitre numérique
Publicat: Discours 2010
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Descripció
Sumari:Cet article se propose de rapprocher deux types de structures couramment employées en français parlé et qui présentent toutes deux la particularité d’être énoncées en deux temps. L’une est cependant construite autour d’un verbe, tandis que la seconde est structurée à partir d’un constituant averbal : [a] à la caisse ils se pèsent (Sabio, 1995 : 114) [b] très bien ta vie (CTFP : 32) Nous montrerons que ces deux types d’exemples suivent tout d’abord un même schéma prosodique. Les constructions [a] et [b] sont prononcées en deux groupes intonatifs. Le premier est porteur d’une intonation modale qui le rend autonome tandis que le second est prononcé comme un appendice. Ensuite, nos deux réalisations présentent les mêmes rendements communicatifs. Elles résultent d’une même opération de focalisation, opération visant à placer en tête de phrase un argument à vocation rhématique. Nous proposerons alors une même interprétation de ces constructions à analyser en termes de « noyau – suffixe ». Enfin, nous verrons que ces deux exemples peuvent être analysés comme des variantes contextuelles d’un même procédé contraintes par le type de verbe et la nature du sujet qui sous-tendent la construction.