S + V + O : Ordres marqués et non marqués en italien

L’article a pour but de discuter les notions d’ordres marqués et non marqués telles qu’elles sont utilisées dans les ouvrages décrivant la norme et le fonctionnement des langues et tout particulièrement dans les grammaires. Nous nous focaliserons sur le cas de l’italien, langue où la construction de...

Cur síos iomlán

Sábháilte in:
Sonraí bibleagrafaíochta
Foilsithe in:URI:https://journals.openedition.org/discours,
Príomhchruthaitheoir: Augendre, Sandra
Formáid: Article ou chapitre numérique
Foilsithe / Cruthaithe: Discours 2009
Ábhair:
Rochtain ar líne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Cur síos
Achoimre:L’article a pour but de discuter les notions d’ordres marqués et non marqués telles qu’elles sont utilisées dans les ouvrages décrivant la norme et le fonctionnement des langues et tout particulièrement dans les grammaires. Nous nous focaliserons sur le cas de l’italien, langue où la construction des énoncés est relativement libre, afin de montrer que postuler une structure canonique ou de base (SVO pour l’italien) à des fins descriptives ne permet pas de rendre compte de l’usage effectif qui est fait de la langue. En effet, l’opposition entre une forme de base, non marquée et ses différentes variantes, dites marquées, ne nous semble en rien adaptée à une analyse plus approfondie des usages linguistiques. Nous prendrons ici en considération différents types de structures (thématique, syntaxique et prosodique) et décrirons les raisons pour lesquelles sont postulées, pour chacune d’entre elles, une forme de base. Dans un second temps, il s’agira de montrer que ces analyses ne valent que d’un point de vue descriptif, au niveau de la phrase, mais que les notions de marqué / non marqué ne peuvent rester pertinentes au niveau de l’énoncé que si une nouvelle acception leur est attribuée. A ce niveau d’analyse, comme nous essaierons de le montrer, le concept de marquage ne peut être utile que pour décrire la distribution et l’adaptation au contexte des énoncés.