Écriture inclusive, lisibilité textuelle et représentations mentales

Depuis l’automne 2017, période à laquelle elle a été portée dans le débat public, l’écriture inclusive suscite des réactions passionnées. Les débats suscités par cette pratique linguistique sont clivants et la discussion sur certains aspects, comme le point médian, se trouve paralysée. Nombreux sont...

Szczegółowa specyfikacja

Zapisane w:
Opis bibliograficzny
Wydane w:URI:https://journals.openedition.org/discours,
Główni autorzy: Liénardy, Cyril, Tibblin, Julia, Gygax, Pascal, Simon, Anne-Catherine
Format: Article ou chapitre numérique
Język:Français
Wydane: Discours 2024
Hasła przedmiotowe:
Dostęp online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Streszczenie:Depuis l’automne 2017, période à laquelle elle a été portée dans le débat public, l’écriture inclusive suscite des réactions passionnées. Les débats suscités par cette pratique linguistique sont clivants et la discussion sur certains aspects, comme le point médian, se trouve paralysée. Nombreux sont les arguments mobilisés par les détracteurs et détractrices de certaines pratiques, comme l’illisibilité de l’écriture inclusive, ou encore l’absence d’ambiguïté dans l’emploi du masculin à valeur générique et donc l’inutilité de le remplacer par d’autres techniques plus explicites. Dans la présente étude, nous avons mesuré les effets de certains dispositifs inclusifs – les doublets complets et les doublets abrégés par le point médian – sur la lisibilité textuelle (implicite et explicite) et sur les représentations mentales. Les résultats montrent que quel que soit le dispositif linguistique utilisé (masculin à valeur générique, doublets complets ou doublets abrégés par le point médian), les lectrices et lecteurs s’habituent rapidement à la forme utilisée. Les résultats révèlent également que les textes mobilisant les dispositifs inclusifs suscitent davantage de représentations mentales de femmes que les textes rédigés au masculin. Nous discutons ces résultats sous le prisme des débats actuels sur l’écriture inclusive.