Aux Olympiades du progrès : les ouvriers italiens aux expositions universelles au XIXe siècle
Cet article présente les premiers résultats d'une recherche sur la participation des ouvriers italiens aux expositions universelles du XIXe siècle. Il s'agit d'un phénomène qui a été peu analysé, mais qui a revêtu des dimensions de masse et connu une continuité considérable au cours d...
Sábháilte in:
| Foilsithe in: | URI:https://journals.openedition.org/dht, |
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| Príomhchruthaitheoir: | |
| Formáid: | Article ou chapitre numérique |
| Teanga: | Français |
| Foilsithe / Cruthaithe: |
Documents pour l'histoire des techniques
2011
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| Ábhair: | |
| Rochtain ar líne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Achoimre: | Cet article présente les premiers résultats d'une recherche sur la participation des ouvriers italiens aux expositions universelles du XIXe siècle. Il s'agit d'un phénomène qui a été peu analysé, mais qui a revêtu des dimensions de masse et connu une continuité considérable au cours du temps. Y contribuèrent des organismes publics, des entrepreneurs, les organisateurs mêmes des expositions, mais aussi des ouvriers, chacun avec des buts différents, soit didactiques et de perfectionnement professionnel, soit d'implication politique et culturelle dans l'idéologie du progrès et de la modernisation qui sous-tendait les expositions. Les comptes-rendus écrits par les ouvriers à la fin de leur voyage représentent une source directe pour les historiens, une forme d'écriture « populaire » qui permet de connaître les opinions de ces visiteurs, leurs impressions générales, mais aussi d’analyser leur culture, leurs compétences techniques et leur langage. Dans cet article, nous approfondissons quelques problèmes méthodologiques relatifs à l'usage de ces archives et présentons une première sélection des sujets traités dans les comptes-rendus des ouvriers, à savoir le rapport entre l'innovation technique, le vécu du progrès technique et les répercussions de celui-ci sur l’emploi et les rythmes de travail. La mémoire du métier traditionnel, la tension – typique des rencontres internationales – entre nationalisme et internationalisme sont aussi analysées. Finalement, une attention particulière est réservée au rôle spécifique du voyage et de la rencontre avec la métropole parisienne dans l’expérience que vivent les ouvriers lors des expositions. |
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