Le rôle des ouvriers et entrepreneurs britanniques dans le décollage industriel français des années 1820

Faisant suite au congrès de Vienne (1814-1815) et à la disparition du Blocus continental, le retour à la paix en Europe permet un développement remarquable des échanges économiques et, plus largement, un décollage industriel de la France ainsi que dans d’autres parties de l’Europe. Cette reprise s’a...

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Vydáno v:URI:https://journals.openedition.org/dht,
Hlavní autor: Cotte, Michel
Médium: Article ou chapitre numérique
Jazyk:Français
Vydáno: Documents pour l'histoire des techniques 2011
Témata:
On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Shrnutí:Faisant suite au congrès de Vienne (1814-1815) et à la disparition du Blocus continental, le retour à la paix en Europe permet un développement remarquable des échanges économiques et, plus largement, un décollage industriel de la France ainsi que dans d’autres parties de l’Europe. Cette reprise s’accompagne d’une découverte de l’avance technique et industrielle acquise Outre-Manche pendant les longues années de conflits, par les nouvelles élites économiques, techniques et politique de la France de la Restauration. Une véritable anglomanie s’ensuit, conduisant à d’importantes tentatives de transferts de technologies et à des projets de développement industriel nouveaux. À partir de quelques exemples caractéristiques, cet article se propose de cerner le rôle joué par les entrepreneurs, les ouvriers et les ingénieurs britanniques dans l’industrialisation de la France pendant la Restauration (1815-1830).Un ensemble d’activités et de situations industrielles développées en Grande-Bretagne offrent des exemples aux observateurs étrangers, ce qui alimente un important mouvement social des idées techniques. Les premiers intéressés sont les firmes privées, les entrepreneurs et les investisseurs continentaux, qui développent les affaires commerciales, les réseaux d’information, les voyages d’études. Dans une seconde étape, ils organisent l’achat de machines-outils, la venue de travailleurs et d’ingénieurs britanniques, l’implantation d’entreprises industrielles nouvelles.Plusieurs exemples sont évoqués : les Dufaud en Nivernais pour la sidérurgie ; la société Manby & Wilson en région parisienne pour la sidérurgie et la mécanique lourde ; les frères Seguin dans le domaine des transports et du génie civil. La situation de certains intermédiaires annonce la professionnalisation de la « veille technologique », comme Marc Brunel à Londres ou William Steward à Bordeaux.Au-delà des initiatives individuelles, le rôle des réseaux d’information et des groupes de pressions économiques sera abordé, comme the Institution of Civil Engineers à Londres ou encore le débat sur la réforme des Combination Laws. Par le biais de la presse, l’atmosphère sociale qui accompagne l’émigration en France est esquissée, ainsi que les attitudes culturelles et les tensions politiques qui s’y associent.