La fabrique sociale des réseaux migratoires. Les ouvriers du lin entre Cambrésis, Pays-Bas autrichiens et Sussex dans la seconde moitié du XVIIIe siècle

Si l’émigration d’ouvriers anglais vers l’Europe au XVIIIesiècle est bien connue, on oublie souvent que les îles Britanniques sont aussi une aire d’immigration économique venue du continent au même moment. Cet article est centré sur des migrations ouvrières qui relient le Cambrésis au Sussex en pass...

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Detalhes bibliográficos
Publicado no:URI:https://journals.openedition.org/dht,
Autor principal: Morieux, Renaud
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: Documents pour l'histoire des techniques 2011
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Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:Si l’émigration d’ouvriers anglais vers l’Europe au XVIIIesiècle est bien connue, on oublie souvent que les îles Britanniques sont aussi une aire d’immigration économique venue du continent au même moment. Cet article est centré sur des migrations ouvrières qui relient le Cambrésis au Sussex en passant par la Flandre autrichienne, dans la seconde moitié du siècle. En 1761, une manufacture de lin s’installe à Winchelsea, dans le Sussex. Fondée par des Français avec le soutien du gouvernement anglais, elle va bientôt prospérer, tirant l’essentiel de sa main-d’œuvre du Cambrésis, touchée par une sévère crise économique. Le réseau migratoire qui se met en place implique nombre de protagonistes, paysans, fileuses, passeurs ou aubergistes. Entre fantasmes des autorités et pratiques des acteurs économiques, ces circulations techniques transnationales démontrent que ces campagnes françaises sont totalement intégrées à l’économie-monde de l’Europe du Nord-Ouest.