L'itinéraire d'un aristocrate au service des "arts utiles" : Servières, alias Reth (1755-1804)

En 1791, inventions et inventeurs se retrouvèrent au centre d’une activité législative considérable. Soucieux de s’émanciper des procédures de validation de l’Ancien Régime, les inventeurs obtinrent le vote de lois garantissant leur propriété sur leurs découvertes et la mise en place, avec le Bureau...

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Bibliographic Details
In:URI:https://journals.openedition.org/dht,
Main Author: Demeulenaere-Douyère, Christiane
Format: Article ou chapitre numérique
Language:Français
Published: Documents pour l'histoire des techniques 2010
Subjects:
Online Access:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Summary:En 1791, inventions et inventeurs se retrouvèrent au centre d’une activité législative considérable. Soucieux de s’émanciper des procédures de validation de l’Ancien Régime, les inventeurs obtinrent le vote de lois garantissant leur propriété sur leurs découvertes et la mise en place, avec le Bureau de consultation des arts et métiers, d’un système officiel de reconnaissance et d’encouragement. En qualité de président de la Société des inventions et découvertes, société libre d’artistes-inventeurs, peut-être même son fondateur, Claude-Urbain de Retz de Servières (1755-1804) a joué un rôle important dans l’adoption en France de cette législation, et il a de ce fait été un acteur de l’institutionnalisation de l’invention. Pourtant, cet aristocrate en rupture avec son milieu d’origine, converti aux idées républicaines, qui a poursuivi, sous le nom de Reth, sa carrière dans l’administration des Assignats, puis dans celle de la Loterie nationale, n’est guère connu pour le rôle qu’il a joué dans l’histoire de l’invention en France. Il mérite mieux que ce semi-incognito.