Des mots du français pour dire « l’exemple » dans les dictionnaires et en sciences du langage

Une conviction oriente cet article : sans réfléchir à son inévitable présent, il est vain de chercher à comprendre un des présents successifs dont notre passé est tissé. D’où ses deux parties : un point de vue synchronique sur le mot exemple dans cinq dictionnaires du français publiés entre 1975 et...

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Detalhes bibliográficos
Publicado no:URI:https://journals.openedition.org/dhfles,
Autor principal: Besse, Henri
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: Documents pour l’histoire du français langue étrangère ou seconde 2024
Assuntos:
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:Une conviction oriente cet article : sans réfléchir à son inévitable présent, il est vain de chercher à comprendre un des présents successifs dont notre passé est tissé. D’où ses deux parties : un point de vue synchronique sur le mot exemple dans cinq dictionnaires du français publiés entre 1975 et 2003 ; un point de vue diachronique relatif d’une part, à des définitions « savantes » de l’exemple parues dans des revues de linguistique (1995 et 2007) ; d’autre part, à ce que disent de l’exemple, à la fin du XVIIe siècle, trois dictionnaires unilingues du français.Dans la première, il s’agit de trois dictionnaires courants et de deux spécialisés en didactique des langues : ils « s’entre-glosent » dans leurs définitions et exemples, mais ils n’en divergent pas moins quant aux sens qu’ils prêtent au mot exemple, lequel n’a pas vraiment, pour une synchronie et langue données, de commune acception.Dans la seconde, il s’agit de définitions de l’exemple qui, par souci d’un « général » sans quoi il n’est pas de science, se trouvent abstraites et du hic et nunc de leurs auteurs et des hic et nunc successifs des langues objets qu’ils se donnent. Définitions confrontées à celles qui s’inscrivent dans le hic et nunc des dictionnaires de Richelet (1680), Furetière (1690) et de l’Académie française (1694).