Les apprenants de chinois en Chine à la fin de la dynastie des Qing : des besoins spécifiques d’un public spécialisé bien particulier

Ce texte est une mise par écrit d’une réaction à la conférence de la Professeure Gianninoto, prononcée dans le cadre d’une journée d’étude de la SIHFLES organisée à Tours en octobre 2020. Pour « réagir », je me suis à la fois appuyé sur mon immersion (professionnelle, familiale, académique, linguist...

Description complète

Enregistré dans:
Détails bibliographiques
Dans:URI:https://journals.openedition.org/dhfles,
Auteur principal: Bel, David
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Documents pour l’histoire du français langue étrangère ou seconde 2022
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Ce texte est une mise par écrit d’une réaction à la conférence de la Professeure Gianninoto, prononcée dans le cadre d’une journée d’étude de la SIHFLES organisée à Tours en octobre 2020. Pour « réagir », je me suis à la fois appuyé sur mon immersion (professionnelle, familiale, académique, linguistique…) en Chine depuis plusieurs années, sur mon expérience d’apprenant de chinois, enfin sur mon expérience de chercheur en sciences humaines et sociales. « anglais (ou français ou chinois…) sur objectifs spécifiques », « analyse des besoins », « besoins spécifiques » : toutes ces notions ont été développées en didactique des langues étrangères et secondes à la fin du XXe siècle. Les utiliser, comme Gianninoto le fait, pour parler des apprenants étrangers de chinois en Chine à la fin de la dynastie des Qing est à la fois pertinent et rafraichissant car cela nous donne l’opportunité de voir certaines choses qu’on n’aurait autrement pas vues ou de se poser des questions qu’on ne se serait pas posées comme à quel point ces apprenants étaient très particuliers de même que leurs besoins. Je me suis livré au même petit jeu anachronique (utiliser pour une période historique une notion apparue beaucoup plus tard) en comparant cette situation chinoise avec celle de l’Ouest canadien au XIXe siècle. C’est pertinent, mais seulement en partie. Finalement, dans ma « réaction », j’ai posé une dernière question : la Chine d’aujourd’hui peut-elle aider à penser celle d’hier et à mieux comprendre notamment la situation de ces étrangers en Chine du XVIe au XIXe siècle ?