Les politiques éducatives et le français à l’heure du condominium franco-britannique des Nouvelles-Hébrides (1901-1980)
Pendant la période du condominium franco-britannique (1901-1980), la scolarisation des peuples autochtones sur l’archipel des Nouvelles-Hébrides, aujourd’hui Vanuatu, fut d’abord l’œuvre des missions chrétiennes, divisées linguistiquement entre des catholiques francophones et des protestants très la...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/dhfles, |
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| Egile nagusia: | |
| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Documents pour l’histoire du français langue étrangère ou seconde
2017
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| Gaiak: | |
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Pendant la période du condominium franco-britannique (1901-1980), la scolarisation des peuples autochtones sur l’archipel des Nouvelles-Hébrides, aujourd’hui Vanuatu, fut d’abord l’œuvre des missions chrétiennes, divisées linguistiquement entre des catholiques francophones et des protestants très largement anglophones, qui disposaient d’attitudes contrastées sur la place des langues maternelles dans l’éducation, et ont donné naissance à un clivage linguistique entre « francophones » et « anglophones », proportionnel aux sphères d’influence des missions. Le développement de l’éducation laïque appliqué aux populations autochtones s’est fait progressivement, surtout après la Deuxième Guerre mondiale, et par une initiative française. La France souhaitait de la sorte renforcer la place du français dans l’éducation, dont la faiblesse tenait à celle des missions catholiques sur l’archipel. À la veille de l’indépendance, le nombre d’établissements scolaires de langue française a considérablement augmenté, surtout grâce au soutien de l’Éducation nationale, pour atteindre une parité entre les langues d’éducation. Mais l’effort budgétaire pour maintenir cet équilibre ne sera pas poursuivi au moment de l’indépendance, mettant au jour non tant l’influence respective des puissances coloniales mais davantage les principes budgétaires diamétralement différents entre les deux systèmes, liés à une politique française de substitution imposée par un principe d’égalité mal évalué dans ce contexte. |
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