Dégâts linguistiques collatéraux du français à Istanbul

Sous ce titre, notre exposé tente de montrer comment la diffusion du français dès la fin du XIXe siècle dans la société levantine juive a contribué au déclin du judéo-espagnol.On se rappellera que la prise de Grenade en 1492 par les rois catholiques fut le signal d’un exode de quelques centaines de...

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Bibliografische gegevens
Gepubliceerd in:URI:https://journals.openedition.org/dhfles,
Hoofdauteur: Renard, Raymond
Formaat: Article ou chapitre numérique
Taal:Français
Gepubliceerd in: Documents pour l’histoire du français langue étrangère ou seconde 2010
Onderwerpen:
Online toegang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Omschrijving
Samenvatting:Sous ce titre, notre exposé tente de montrer comment la diffusion du français dès la fin du XIXe siècle dans la société levantine juive a contribué au déclin du judéo-espagnol.On se rappellera que la prise de Grenade en 1492 par les rois catholiques fut le signal d’un exode de quelques centaines de milliers de membres de la communauté juive d’Espagne. Leur destination privilégiée fut l’Empire ottoman, qui fit preuve d’une grande tolérance à leur égard. De telle sorte que des villes comme Salonique, Istanbul ou Smyrne connurent, grâce aux juifs, une grande prospérité jusqu’à la fin du XVIe siècle. La langue judéo-espagnole était, en quelque sorte, la langue des affaires du monde ottoman. Mais l’Empire ottoman allait entraîner toutes ses composantes dans une longue décadence. Lorsqu’au XIXe siècle, l’Alliance israélite universelle créera une chaîne d’écoles dans les principales cités levantines, les séphardim seront nombreux à les fréquenter. Le succès du français auprès des élites juives sera tel qu’il est permis de lui attribuer une bonne part du déclin du judéo-espagnol, ainsi qu’on pourra le constater à l’analyse de périodiques locaux du milieu du XXe siècle.