La valeur épistémologique des langues étrangères dans les Lettres de l’ambassade turque de Milady Montague : le cas du français

En tant qu’aristocrate anglaise, Lady Mary Worthley Montague eut l’occasion de voyager à côté de son mari Edward, lors de l’Ambassade de ce dernier à la Porte ottomane en 1717. Elle profita de ce séjour au Levant pour apprendre la langue turque et s’entretenir avec des musulman(e)s. Elle visita égal...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/dhfles,
Autor principal: Raus, Rachele
Formato: Article ou chapitre numérique
Publicado: Documents pour l’histoire du français langue étrangère ou seconde 2016
Materias:
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:En tant qu’aristocrate anglaise, Lady Mary Worthley Montague eut l’occasion de voyager à côté de son mari Edward, lors de l’Ambassade de ce dernier à la Porte ottomane en 1717. Elle profita de ce séjour au Levant pour apprendre la langue turque et s’entretenir avec des musulman(e)s. Elle visita également l’Europe et décrivit, entre autres, les mœurs de la cour française. À partir de son voyage, elle rédigea ses célèbres Turkish Embassy Letters, traduites en français dès 1763. L’analyse des lettres permet de retracer la valeur épistémologique que les langues étrangères, notamment le français, avaient pour Lady Mary. Si l’apprentissage de la langue turque se lie à la découverte de l’autre-musulman, la connaissance et l’utilisation du français semblent avoir une fonction absolument différente. La Lettre LVIII (Halsband 1965), dont l’original est en français, fait mieux comprendre la vraie valeur de cette langue de « prestige » (Kahane 1986).