« À quoi sert de connaître son Télémaque… ». Télémaque et l’apprentissage du français aux États-Unis au XVIIIe siècle

Le Télémaque est le livre français le plus connu et le plus lu en Amérique au XVIIIesiècle. On l’admire comme œuvre littéraire pour « son style et ses sentiments » ; on s’y réfère souvent dans les débats qui agitent la jeune république à la recherche de guides et de modèles politiques, moraux ou péd...

Descrizione completa

Salvato in:
Dettagli Bibliografici
Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/dhfles,
Autore principale: Nabarra, Alain
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: Documents pour l’histoire du français langue étrangère ou seconde 2012
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Le Télémaque est le livre français le plus connu et le plus lu en Amérique au XVIIIesiècle. On l’admire comme œuvre littéraire pour « son style et ses sentiments » ; on s’y réfère souvent dans les débats qui agitent la jeune république à la recherche de guides et de modèles politiques, moraux ou pédagogiques. Le roman de Fénelon est également l’un des livres le plus souvent utilisés pour l’apprentissage du français. Une pratique que dénonce avec force Joseph Nancrède, le premier professeur régulier de français de l’Université Harvard. « À quoi sert de connaître son Télémaque », si, parce que « l’on n’a jamais vu cette phrase », ce mot ou cette tournure idiomatique dans le roman de Fénelon, on est incapable de lire un article de journal, de comprendre ce qu’on nous demande, et encore moins d’entamer une conversation ?