La France et sa langue en Méditerranée orientale au début du XXe siècle
Une des formes d’expansion de la langue française repose sur un paradoxe, pour ne pas dire une « faute morale » : ce sont des exilés qui l’ont assurée en partie, les huguenots à partir du XVIIe siècle, les congréganistes au début du XXe. Il y a un second paradoxe : la République laïque a assumé l’hé...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/dhfles, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Documents pour l’histoire du français langue étrangère ou seconde
2010
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Une des formes d’expansion de la langue française repose sur un paradoxe, pour ne pas dire une « faute morale » : ce sont des exilés qui l’ont assurée en partie, les huguenots à partir du XVIIe siècle, les congréganistes au début du XXe. Il y a un second paradoxe : la République laïque a assumé l’héritage catholique et missionnaire du pays, achevant ainsi de donner à sa langue une extraordinaire série d’atouts. Plusieurs réseaux la véhiculent dans le monde : les missionnaires, les congréganistes en exil, les instituteurs de l’Empire colonial, ceux de la Mission laïque créée en 1902, et ceux (et celles) enfin de l’Alliance israélite universelle (depuis 1860). Ces réseaux sont parfois hostiles les uns aux autres, mais leurs efforts complémentaires ont donné à une France à la fois sûre de son destin mondial, et inquiète face à un déclin toujours annoncé, une autre forme de puissance, immatérielle mais précieuse. |
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