Le français en Côte d’Ivoire : de l’imposition à l’appropriation décomplexée d’une langue exogène
Le français a été introduit en Côte d’Ivoire par le fait de la colonisation. Sa pratique particulière lui a permis d’être aujourd’hui à la fois langue véhiculaire et langue vernaculaire. On peut évoquer différents facteurs qui expliquent cela. Historiquement, l’expansion du français qui s’est faite...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/dhfles, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Documents pour l’histoire du français langue étrangère ou seconde
2011
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Le français a été introduit en Côte d’Ivoire par le fait de la colonisation. Sa pratique particulière lui a permis d’être aujourd’hui à la fois langue véhiculaire et langue vernaculaire. On peut évoquer différents facteurs qui expliquent cela. Historiquement, l’expansion du français qui s’est faite par l’intermédiaire de l’école avait pour but de former des ouvriers habiles dont la tâche consistait à exploiter les ressources naturelles agricoles pour le compte de l’entreprise coloniale. D’un point de vue politique et idéologique, le français pour le colonisateur était l’instrument par lequel les colonisés pouvaient accéder à la civilisation. Dans ces conditions, les langues locales sont minimisées, ce qui va occasionner la naissance de différentes variétés de français résultant de l’effort d’adaptation de cette langue étrangère aux réalité locales. Les nouveaux dirigeants ivoiriens, une fois l’indépendance acquise, vont, tout comme les autorités coloniales, perpétuer la politique linguistique favorable à la langue française, chargée du renforcement de l’unité nationale et de l’ouverture sur le monde, tandis que les langues locales continuent d’être ignorées. |
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