La Francophonie ivoirienne
Dans le panorama linguistique et culturel de l’Afrique contemporaine, le terrain n’est pas seulement habité par les langues natives. La langue française, héritage de la colonisation, a été élevée à la dignité de langue officielle, après l’accession des pays à la souveraineté nationale et internation...
Sparad:
| I publikationen: | URI:https://journals.openedition.org/dhfles, |
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| Huvudupphovsman: | |
| Materialtyp: | Article ou chapitre numérique |
| Språk: | Français |
| Publicerad: |
Documents pour l’histoire du français langue étrangère ou seconde
2010
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| Ämnen: | |
| Länkar: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sammanfattning: | Dans le panorama linguistique et culturel de l’Afrique contemporaine, le terrain n’est pas seulement habité par les langues natives. La langue française, héritage de la colonisation, a été élevée à la dignité de langue officielle, après l’accession des pays à la souveraineté nationale et internationale. Son choix n’a suscité alors aucune opposition notable, ni chez les élites, ni dans la population. De ce fait même, cette langue acquiert une position privilégiée. C’est ainsi qu’en Côte d’Ivoire, l’avènement de la francophonie a été brandi comme un moyen puissant de neutraliser les particularismes locaux et les tendances centrifuges de certains. Les autorités de ce pays n’ont eu de cesse de répéter que, parce cette langue n’appartient à aucune ethnie, elle était plus à même de préserver l’unité nationale. Cette idée entretenue dans l’imaginaire linguistique des dirigeants ivoiriens va donc entraîner la relégation des langues locales à la périphérie des enjeux politiques nationaux et conforter, par ricochet, l’hégémonie de la francophonie sur l’échiquier sociolinguistique ivoirien. Dès lors, dans toutes les occasions de la vie sociale, c’est la langue française qui dit la loi, transmet le savoir moderne, véhicule les échanges les plus importants. Au fond, l’histoire de la francophonie ivoirienne est l’histoire d’un choix justifié par l’entreprise coloniale et dont les facteurs n’ont pas disparu malgré l’accession de ce pays à l’indépendance. |
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