Le tableau vivant chez Raoul Ruiz : l’extension de la perception
Le tableau vivant (qui avait cours au XIXe siècle et qui consiste à faire incarner des compositions célèbres par des figurants immobiles, tenant la pose) est travaillé en motif par le cinéma de Raoul Ruiz. Chacune de ses ressources esthétiques y est explorée: sa valeur de "simulacre", de &...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/decadrages, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | franç |
| Publicado em: |
Décadrages
2016
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Le tableau vivant (qui avait cours au XIXe siècle et qui consiste à faire incarner des compositions célèbres par des figurants immobiles, tenant la pose) est travaillé en motif par le cinéma de Raoul Ruiz. Chacune de ses ressources esthétiques y est explorée: sa valeur de "simulacre", de "paragone", de "réincarnation", mais aussi et surtout de dispositif de regard. Cette dernière dimension est au centre de cet article, qui étudie – surtout à partir de L'Hypothèse du tableau volé (1979), de Généalogie d'un crime (1997) et de Klimt (2007) – comment le tableau vivant permet à Ruiz de mettre en abyme et d'expérimenter la perception du spectateur. Les tableaux vivants élaborés par le cinéaste déjouent en effet la "consommation visuelle" immédiate et superficielle prônée par le cinéma hollywoodien pour activer les facultés contemplatives, analytiques, inconscientes et même déviantes du regard du spectateur. |
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