L’œil d’Elephant : l’espace d’un regard
Cette étude envisage le film de Gus Van Sant à partir des théories de l’énonciation narrative, rediscutées à travers cet exemple singulier où le spectateur est convié – du moins en apparence – à adopter successivement, grâce à une « caméra subjective » dont on sonde toute l’ambiguïté, le point de vu...
Tallennettuna:
| Julkaisussa: | URI:https://journals.openedition.org/decadrages, |
|---|---|
| Päätekijä: | |
| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | Français |
| Julkaistu: |
Décadrages
2016
|
| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | Cette étude envisage le film de Gus Van Sant à partir des théories de l’énonciation narrative, rediscutées à travers cet exemple singulier où le spectateur est convié – du moins en apparence – à adopter successivement, grâce à une « caméra subjective » dont on sonde toute l’ambiguïté, le point de vue de différents personnages. Ce contexte théorique permet de dévoiler certains mécanismes de l’organisation du film et les raisons de l’enraiement de l’identification aux figures de l’écran, fantômes qui semblent s’effacer devant une présence appuyée de la caméra rappelant qu’il s’agit avant tout d’un regard porté sur un fait divers, non d’une explication basée sur des phénomènes d’intériorisation psychologique. Elephant occupe à cet égard, comme l’auteur le montre ici, une position intermédiaire entre le film homonyme réalisé par Alan Clarke en 1989 pour la BBC et Bowling for Columbine de Michael Moore (2002). On y envisage la démarche du cinéaste de façon concrète, comme une manière d’arpenter un espace en prenant des personnages en « filature ». |
|---|