Ludwig Van Beethoven – Gus Van Sant : vers un idéal romantique
Cet article est consacré à la dimension sonore et musicale d’Elephant, film dont on montre qu’il réussit à rendre le « silence » proprement assourdissant. L’auteur examine dans une perspective musciologique la façon dont la musique concrète de Hildegard Westerkamp souligne la solitude des jeunes gen...
Kaydedildi:
| Yayımlandı: | URI:https://journals.openedition.org/decadrages, |
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| Yazar: | |
| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
Décadrages
2016
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| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | Cet article est consacré à la dimension sonore et musicale d’Elephant, film dont on montre qu’il réussit à rendre le « silence » proprement assourdissant. L’auteur examine dans une perspective musciologique la façon dont la musique concrète de Hildegard Westerkamp souligne la solitude des jeunes gens errant dans le labyrinthe de l’adolescence et constitue un chaos sonore duquel s’extraient deux morceaux de Beethoven. En prenant en compte les discours portant sur ces œuvres musicales de Beethoven, l’auteur s’interroge sur le sens que leur donne le film, où le personnage d’Alex rejoue ces morceaux qui furent originellement composés comme de véritables lettres d’amour, emplies d’une mélancolie contemplative. Contrairement à Alex (DeLarge) dans Orange mécanique qui se servait du versant jubilatoire de la musique de Beethoven pour y puiser toute son énergie morbide, le lycéen homonyme d’Elephant exprime le non-dit de sa condition à travers une musique qui accompagne les adolescents dans leur solitude, mais qui les ramène aussi à leurs rêves, la tête dans les nuages. |
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