Traders de Jean-Stéphane Bron, un objet télévisuel singulier
Cet article analyse l’avant-dernier documentaire du réalisateur suisse romand Jean-Stéphane Bron, Traders (2009), réalisé pour l’émission de reportage Temps Présent (TSR), et démontre que, loin d’être un travail de commande impersonnel, ce film s’inscrit de façon cohérente dans la filmographie du ci...
Tallennettuna:
| Julkaisussa: | URI:https://journals.openedition.org/decadrages, |
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| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | Français |
| Julkaistu: |
Décadrages
2016
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| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | Cet article analyse l’avant-dernier documentaire du réalisateur suisse romand Jean-Stéphane Bron, Traders (2009), réalisé pour l’émission de reportage Temps Présent (TSR), et démontre que, loin d’être un travail de commande impersonnel, ce film s’inscrit de façon cohérente dans la filmographie du cinéaste. Dans un premier temps, il est montré comment le film de Bron à la fois utilise et joue avec les codes du reportage télévisé (format de cinquante-deux minutes, doublage en français sur les voix assourdies des personnes interviewées, entretiens frontaux tournés en studio, sur fond neutre, etc.), et s’en éloigne fortement (usage du « je » en voix over, emprunts aux codes fictionnels). A cette tension entre un pôle reportage et un pôle fictionnel, s’ajoute une mixité des images mises en chaîne dans Traders (plans filmés par le cinéaste, archives télévisées, photographies), qui est ensuite interrogée. L’usage des archives télévisées et d’images fixes participe non seulement à la construction du récit documentaire, mais permet aussi au réalisateur d’entretenir une distance ironique avec son sujet. Ces multiples hybridités sont enfin mises en perspective avec les autres films de Jean-Stéphane Bron. |
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