L’écran baroque
Le qualificatif « baroque » est fort commode pour quiconque tente d’expliquer le cinéma de Raoul Ruiz. Des récits labyrinthiques aux falsifications narratives, en passant par quelques bricolages scéniques ostentatoires, les films de cet exilé chilien empruntent apparemment tant au style qu’à la sens...
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| প্রকাশিত: | URI:https://journals.openedition.org/decadrages, |
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| প্রধান লেখক: | |
| বিন্যাস: | Article ou chapitre numérique |
| ভাষা: | Français |
| প্রকাশিত: |
Décadrages
2016
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| অনলাইন ব্যবহার করুন: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| সংক্ষিপ্ত: | Le qualificatif « baroque » est fort commode pour quiconque tente d’expliquer le cinéma de Raoul Ruiz. Des récits labyrinthiques aux falsifications narratives, en passant par quelques bricolages scéniques ostentatoires, les films de cet exilé chilien empruntent apparemment tant au style qu’à la sensibilité de l’art et de la littérature baroques. Mais au-delà d’une simple iconologie appliquée ou de l’inévitable recension générique que ce cinéma de l’excès semble exiger, les films de Raoul Ruiz exposent principalement un baroque de nature ludique. C’est-à-dire un baroque de l’auto-référentialité dans lequel le jeu narratif spéculaire et la mise en abyme soulignent chacun l’artificialité constitutive de l’œuvre. Ce baroque ludique n’est pas à circonscrire comme un avatar du « style » baroque reconnu. Il s’agit plutôt là d’un aspect fondamental du style baroque dans la mesure où celui-ci commande avant toute chose – soit avant tout récit, histoire ou discours – un déploiement de la poïétique spécifique au support, soit une véritable présentation de la représentation. Cet article propose ainsi une analyse du baroque proprement « cinématographique » chez Raoul Ruiz. |
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