Interlude oublié : la danse rythmique à l’Opéra de Paris
En 1917, Jacques Rouché, directeur de l’Opéra de Paris, crée une classe d’eurythmique pour les danseuses et danseurs de la troupe, en complément des classes de technique classique déjà existantes. L’expérience eurythmique, née de l’amitié de Rouché avec Emile Jaques-Dalcroze, est une des nombreuses...
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| 出版年: | URI:https://journals.openedition.org/danse, |
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| 第一著者: | |
| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
Recherches en danse
2015
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| 主題: | |
| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | En 1917, Jacques Rouché, directeur de l’Opéra de Paris, crée une classe d’eurythmique pour les danseuses et danseurs de la troupe, en complément des classes de technique classique déjà existantes. L’expérience eurythmique, née de l’amitié de Rouché avec Emile Jaques-Dalcroze, est une des nombreuses initiatives de Rouché pour moderniser l’entraînement et les productions de danse à l’Opéra. Au début des années 1920, les membres de la section d’eurythmique, dont la plupart possédait une solide formation classique, intègrent le répertoire d’opéras et de ballets, interprétant des rôles de caractère et se produisant dans des œuvres spécifiquement chorégraphiées pour eux. Nonobstant le succès individuel des danseuses, la section d’eurythmique elle-même a été sévèrement critiquée par André Levinson et d’autres critiques conservateurs, convaincus qu’elle détruisait les traditions classiques de la « maison » et mettait en péril son existence. En 1924, Rouché met fin à l’expérience. Resté pratiquement inconnu, cet épisode révèle les limites de la volonté de changement artistique de Rouché et la direction de plus en plus conservatrice de sa politique en la matière, qui eut des conséquences non seulement pour l’Opéra, mais aussi pour le développement des formes de danses modernes alternatives au ballet. |
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