Le concept d’improvisation revisité par l’anthropologie
Discutant le dialogue entre les études en danse et l’anthropologie de la danse, cet article vise à montrer les effets d’une pensée coloniale dans la répartition des objets d’étude. Il propose une réflexion sur les biais eurocentriques de certains concepts des études en danse, notamment celui d’impro...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/danse, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Recherches en danse
2025
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Discutant le dialogue entre les études en danse et l’anthropologie de la danse, cet article vise à montrer les effets d’une pensée coloniale dans la répartition des objets d’étude. Il propose une réflexion sur les biais eurocentriques de certains concepts des études en danse, notamment celui d’improvisation. L’article esquisse brièvement les théories de l’improvisation et les débats qui oscillent entre, d’une part, l’improvisation en tant que vecteur d’émancipation, et d’autre part, l’improvisation comme structure contraignante. Il montre que la notion d’improvisation telle qu’observée sur un terrain ethnographique au sein des processus de création en Suisse correspond spécifiquement à un projet occidental. Quels enseignements pouvons-nous tirer du détour par d’autres cultures en ce qui concerne le concept d’improvisation ? En se basant sur une comparaison entre l’improvisation vécue au Nord (France, Suisse) et au Sud (Sénégal), l’auteure montre que la recherche de l’inédit n’est pas au cœur d’autres traditions dansées, remettant en question nos lectures universalistes des théories en danse. |
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